Coupe d’Europe de Bratislava

Pour ma deuxième Coupe d’Europe de l’année, je me suis rendu en Slovaquie. Le triathlon s’y déroulait au centre-ville de Bratislava.

L’avion ayant eu quelque peu de retard, on arrive juste à l’heure pour le briefing, lors duquel on nous annonce que l’eau du petit lac n’a que 14 degrés, au lieu des 17 à 20 degrés indiqués sur le site internet de l’épreuve. Comme les spécialistes météo prévoient du froid et de la pluie pour le dimanche, jour de course, je me dis que cela ressemblera aux conditions qu’on a l’habitude d’avoir en début de saison helvétique. Mais après la reconnaissance du parcours vélo, constatant le piètre état et l’étroitesse des routes, je pense que ce sera même bien pire !

Le matin de la compétition, il pleut sans arrêt. Heureusement, une demi-heure avant le départ (retardé de 30’), il y a une accalmie et le soleil daigne même faire une petite apparition.

Sur les 300 premiers mètres de natation, je me sens plutôt bien et donc en assez bonne position à la première bouée, avant de perdre quelques places sur le retour pour sortir avec environ 30’’ de retard sur lIMG_35980870140568es premiers, dont un certain Varga, connu pour être l’un ou peut-être le meilleur nageur du plateau mondial.

Je roule ainsi au sein du deuxième peloton, à quelques 20 secondes du
premier groupe, formé de 6 triathlètes qui collaborent bien, ce qui n’est malheureusement pas notre cas. Nous sommes trop nombreux et seulement trois (aidés de brefs instants par 5 ou 6 autres) à travailler pour tenter de réduire l’écart sur la tête de course. Au final, on aura au moins maintenu l’écart et même grappillé 3-4 secondes sur les 20 kilomètres de vélo. Il est vrai que le peloton, rendu craintif par les nombreux trous dans le bitume et quelques chutes, n’a jamais réussi à s’organiser de manière efficace.

Après une transition réussie, je m’élance deuxième (du groupe, donc 8ème au total) sur le parcours pédestre. Très vite, on se retrouve à quatre. Je tiens le rythme jusqu’à la fin du premier tour, avant de devoir laisser partir. Durant le deuxième tour, je reprends deux athlètes du premier pack, mais me fait dépasser par deux autres. Donc statu quo et finish en 11ème position. La disqualification d’un concurrent m’ayant précédé m’offre officiellement le dixième rang, ce qui me convient et, surtout, m’ajoute de précieux points supplémentaires au ranking mondial.

n.

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