European Championship Kitzbühel

Le jeudi matin 19 juin, je suis parti pour Kitzbühel avec Sylvain et Max, les deux juniors. Après 8h de route, nous arrivons à destination, heureux que ce voyage soit enfin fini. Mais, occupés à chercher l’hôtel, nous passons dans un tunnel, oubliant que nous avions trois vélos sur le toit de la voiture. Boum ! Et deux des trois vélos sont fracassés…

Heureusement, après pas mal de stress, nous avons pu nous faire amener, le lendemain, d’autres vélos depuis la Suisse.

Le vendredi, a lieu la course des femmes élites, lors de laquelle Nicola Spirig décroche son 4ème titre de championne d’Europe.

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Le samedi, je me réveille avec de bonnes sensations, mais avec toujours le petit mal de gorge qui me gêne depuis 3-4 jours. Le départ est donné à 15h. Je plonge dans l’eau mais, assez rapidement, je me fais couler et me retrouve derrière. Ensuite, j’arrive à me replacer et à sortir en même temps que les deux autres suisses à la fin du premier tour en natation. Le deuxième tour se passe beaucoup mieux que le 1er et nous sortons les 3 suisses ensemble de l’eau, à un peu moins d’une minute de la tête.

Sur la partie cycliste, je fais partie d’un petit groupe, qui arrive à bien s’organiser pour rattraper leS0713316 2ème groupe dans le second tour, puis le 1er groupe un peu avant le 20ème des 40km à vélo. Au 5ème tour, j’essaie même de partir seul, mais sans réussite. Au final, nous arrivons tous ensemble à la transition.

Celle-ci se déroule bien et je sors en 5ème position, juste devant Alistair Brownlee, qui va rapidement mettre tout le monde d’accord et courir le 10km tout seul devant. Pour ma part, je me situe dans un petit groupe de 4 pendant les 5 premiers kilomètres, aux alentours de la 10ème position. Du 5ème au 9ème kilomètre, je suis 10ème, une trentaine de mètres devant 3 ou 4 concurrents. Sur le dernier kilomètre, je n’ai plus d’énergie et je perds 3 places pour arriver 13ème de mes premiers championnats d’Europe élite.

Une place située au-delà de mes plus folles espérances !

Le lendemain, a lieu la course par équipe,  le « team sprint ». Je pars en dernière position. Après un premier bon relais de Deborah, Patrick arrive à reprendre une place pour passer le relais en 8ème position. Mais Lisa perd 2 rangs durant son passage. Pour ma part, je réussis à garder cette 10ème place, mais dans la souffrance, surtout pendant le vélo, car j’ai mal aux jambes.

Ce fut donc un super weekend, lors duquel j’ai pu engranger une bonne dose d’expérience.

Coupe d’Europe de Bratislava

Pour ma deuxième Coupe d’Europe de l’année, je me suis rendu en Slovaquie. Le triathlon s’y déroulait au centre-ville de Bratislava.

L’avion ayant eu quelque peu de retard, on arrive juste à l’heure pour le briefing, lors duquel on nous annonce que l’eau du petit lac n’a que 14 degrés, au lieu des 17 à 20 degrés indiqués sur le site internet de l’épreuve. Comme les spécialistes météo prévoient du froid et de la pluie pour le dimanche, jour de course, je me dis que cela ressemblera aux conditions qu’on a l’habitude d’avoir en début de saison helvétique. Mais après la reconnaissance du parcours vélo, constatant le piètre état et l’étroitesse des routes, je pense que ce sera même bien pire !

Le matin de la compétition, il pleut sans arrêt. Heureusement, une demi-heure avant le départ (retardé de 30’), il y a une accalmie et le soleil daigne même faire une petite apparition.

Sur les 300 premiers mètres de natation, je me sens plutôt bien et donc en assez bonne position à la première bouée, avant de perdre quelques places sur le retour pour sortir avec environ 30’’ de retard sur lIMG_35980870140568es premiers, dont un certain Varga, connu pour être l’un ou peut-être le meilleur nageur du plateau mondial.

Je roule ainsi au sein du deuxième peloton, à quelques 20 secondes du
premier groupe, formé de 6 triathlètes qui collaborent bien, ce qui n’est malheureusement pas notre cas. Nous sommes trop nombreux et seulement trois (aidés de brefs instants par 5 ou 6 autres) à travailler pour tenter de réduire l’écart sur la tête de course. Au final, on aura au moins maintenu l’écart et même grappillé 3-4 secondes sur les 20 kilomètres de vélo. Il est vrai que le peloton, rendu craintif par les nombreux trous dans le bitume et quelques chutes, n’a jamais réussi à s’organiser de manière efficace.

Après une transition réussie, je m’élance deuxième (du groupe, donc 8ème au total) sur le parcours pédestre. Très vite, on se retrouve à quatre. Je tiens le rythme jusqu’à la fin du premier tour, avant de devoir laisser partir. Durant le deuxième tour, je reprends deux athlètes du premier pack, mais me fait dépasser par deux autres. Donc statu quo et finish en 11ème position. La disqualification d’un concurrent m’ayant précédé m’offre officiellement le dixième rang, ce qui me convient et, surtout, m’ajoute de précieux points supplémentaires au ranking mondial.

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